1. Contrarier, fâcher quelqu'un.
L'interruption de Juve navra M. Havard qui comptait produire sur le célèbre inspecteur une formidable impression.
(Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, Les Souliers du mort, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 957)
2. Causer une grande peine, une extrême affliction.
J'en ai le coeur navré.
J'en suis navré.
En m'apprenant cette nouvelle, vous m'avez navré.
Le sang coule à flots. Le gémissement des blessés, le murmure étouffé de ceux qui s'efforcent de se dégager de cette mêlée de mort et de mourants, navrent le coeur du soldat, auteur innocent de ce massacre.
(Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
3. Causer une vive douleur morale, affliger profondément.
En m'apprenant cette nouvelle, vous m'avez navré.
4. (Désuet) Infliger une blessure physique ou morale.
'' - Je m'en vais... Au revoir !... Vous m'avez mordu, moi je vous navrerai. - (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
5. (Populaire québécois) Provoquer un étouffement partiel par obstruction des voies respiratoires.
'' Tu vois bien que le petit est navré, cogne-lui dans le dos pour le faire revenir.