1. (Figuré) Renfermé, secret.
D'une nature peu expansive bien que sensible au fond, il passe pour être très boutonné. (André Theuriet, Bigarreau, 1886)
2. (Par métonymie) (En parlant d'une personne) Dont le vêtement est fermé au moyen de boutons.
Il était poudré, ganté, brossé, boutonné ; son habit bleu clair ne faisait pas un pli. (Victor Hugo, Quatrevingt-treize, 1874, 2e partie, livre 2, chap. 1)
3. (Héraldique) Qualifie une fleur à bouton d'un autre émail.
La rose se dit boutonnée lorsque son coeur n'est pas du même émail que la fleur. (Eugène Viollet-le-Duc, article « Armoirie » dans Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, 1856)
4. (Figuré) Convenable, correct.
Autant je suis débraillé dans mes autres livres, autant dans celui-ci je tâche d'être boutonné et de suivre une ligne droite géométrique. (Gustave Flaubert, lettre à Louise Colet, 1er février 1852, dans ?uvres complètes, t. 13, Correspondance 1850-1859, Club de l'honnête homme, Paris, 1974, p. 164)
5. (Propre) (En parlant d'un vêtement) Fermé au moyen de boutons.
Un tricot brun mal boutonné s'ouvrait sur sa poitrine. (Edmond et Jules de Goncourt, Soeur Philomène, G. Charpentier, 1889, p. 121)
6. (Escrime) Qualifie un fleuret dont l'extrémité est pourvue d'un bouton.
Mais autre chose est un assaut courtois avec un fleuret boutonné, une poitrine garantie par un plastron et le visage caché sous un masque ; autre chose est un duel, l'épée nue à la main et les yeux dans les yeux d'un ennemi qui en veut à votre vie. (Charles Mérouvel, Mortes et vivantes, E. Dentu, 1890, p. 661)