1. Action de retourner ou résultat de cette action.
Jean Borie, en accord avec Sartre aussi bien qu'avec Foucault, souligne qu'un retournement s'était, à ce propos, opéré depuis le XVIIIe siècle; le désir et la jouissance, que l'on cesse d'exalter en les associant à la génération, se trouvent relégués au nouveau statut d'instinct génésique; dès lors, le coït conjugal se trouve plus étroitement associé à la notion de devoir. (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
Des bâtiments soulevés par le retournement d'un ice-berg ont été rejetés à la mer brisés comme une noix. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
2. On nomme retournement un changement radical et imprévu de sa vision du monde, qui en général se traduit en actes visibles. Dans le cas particulier d'une religion, le retournement peut porter le nom de conversion. Le retournement d'agents ennemis est aussi une tactique classique de la contre-insurrection.
3. Le retournement est une figure de voltige aérienne inverse de l'immelmann.
4. Variante de réanimation.
5. (Vieilli) Action de ressusciter.
6. Résurrection, action de ressusciter.
Puis enfans et espouseL'ont mis en choeur de sa fondation,Où il attend ressuscitation. (Clément Marot, III, 247)
7. (Médecine) Réanimation, action de ramener à la vie un malade apparemment mort.
Il voulait mesurer la ressuscitation avec son thermomètre ! (Roger Martin du Gard, Les Thibault, Le Pénitencier)