1. Relatif à l'humanisme.
Au XVII siècle, le discours humaniste n'a rien à voir avec celui de la IIIe République ou les récents débats, [?]
(Henri Gaston Gouhier, Henri Gouhier se souvient... ou comment on devient historien des idées, 2005)
2. Personne qui a une connaissance approfondie de la langue et de la littérature grecque et romaine.
Un curieux homme ce précepteur que Mgr Dupanloup, [?], avait particulièrement recommandé en disant de lui: « C'est un bon humaniste! » Il possédait, en effet, le latin, savait assez bien le grec, connaissait la littérature française, avait un vif sentiment de l'art ?.
(Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p.66-67)
3. Relatif à l'humanisme.
A-t-on pensé aussi que dès que l'on abandonne la notion de liberté, on accède immédiatement, sans effort, sans tromperie langagière, sans exhortations humanistes, sans transcendance, à la notion toute simple de tolérance ?
(Henri Laborit, Éloge de la fuite, 1976, Le Livre de poche, page 78)
Au XVII siècle, le discours humaniste n'a rien à voir avec celui de la IIIe République ou les récents débats, [?]
(Henri Gaston Gouhier, Henri Gouhier se souvient... ou comment on devient historien des idées, 2005)
4. Personne qui a foi en l'humain.
« Il y a un but, monsieur, il y a un but... il y a les hommes. »C'est juste : j'oubliais qu'il est humaniste. [...] « Il y a les hommes... » il vient de se peindre tout entier, ce tendre. [...] J'ai fréquenté autrefois des humanistes parisiens, cent fois je les ai entendus dire « il y a les hommes », et c'était autre chose! Virgan était inégalable. Il ôtait ses lunettes, [...] puis il murmurait, mélodieusement : « Il y a les hommes, mon vieux, il y a les hommes », en donnant au « Il y a » une sorte de puissance gauche, comme si son amour des hommes, perpétuellement neuf et étonné, s'embarrassait dans ses ailes géantes.Les mimiques de l'Autodidacte n'ont pas acquis ce velouté; son amour des hommes est naïf et barbare : un humaniste de province.
(Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
Humaniste, vous mettez l'homme au centre du monde, avec sa sagesse naturelle, son instinct du bonheur terrestre, son salutaire égoïsme ; chrétien, vous devez y mettre le Christ, c'est-à-dire la déraison de la Croix, le goût de la souffrance, la destruction du moi par la soif maladive de l'absolu et de l'éternel.
(Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
5. Le terme humanisme , créé à la fin du XVIIIe siècle et popularisé au début du XIXe siècle, a pendant longtemps désigné exclusivement un mouvement culturel, philosophique et artistique prenant naissance au XIVe siècle dans l'Italie de la Renaissance, puis se développant dans le reste de l'Europe. Moment de transition du Moyen Âge aux temps modernes, ce mouvement est en partie porté par l'esprit de laïcité qui resurgit alors, point de départ d'une crise de confiance profonde qui affecte l'Église catholique. Le terme humaniste existe dès le XVIe siècle pour désigner « celui qui cultive les humanités ».