1. (En particulier) Dessin naturel imitant des arbres ou des bruyères très ramifiées sur certains minéraux, sur les vitres en hiver.
Les premiers temps, quand nous arrivions, le soleil venait de se coucher, mais il faisait encore clair ; dans le jardin du restaurant dont les lumières n'étaient pas encore allumées, la chaleur du jour tombait, se déposait, comme au fond d'un vase le long des parois duquel la gelée transparente et sombre de l'air semblait si consistante qu'un grand rosier appliqué au mur obscurci qu'il veinait de rose avait l'air de l'arborisation qu'on voit au fond d'une pierre d'onyx. (Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, in À la recherche du temps perdu, t. II, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1988, p. 165)
2. Ramification.
L'arborisation terminale est l'extrémité ramifiée de l'axone d'un neurone, elle se termine par des « boutons » synaptiques.
3. Processus par lequel quelque chose se divise en plusieurs branches.
4. Motif ou structure naturelle évoquant des arbres ou des ramifications complexes, observable sur certains minéraux ou sur les vitres givrées en hiver.
Les premiers temps, quand nous arrivions, le soleil venait de se coucher, mais il faisait encore clair ; dans le jardin du restaurant dont les lumières n'étaient pas encore allumées, la chaleur du jour tombait, se déposait, comme au fond d'un vase le long des parois duquel la gelée transparente et sombre de l'air semblait si consistante qu'un grand rosier appliqué au mur obscurci qu'il veinait de rose avait l'air de l'arborisation qu'on voit au fond d'une pierre d'onyx. - Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs