1. (Autrefois) Se disait, dans certaines villes de France, de celui qui commandait cent hommes de garde bourgeoise.
Au-dessous encore existaient d'autres assemblées : celles des vicaires, des centeniers ; que dis-je, les moindres bénéficiers, les intendants des fermes royales, tenaient des plaids comme les comtes.
(Modèle:Citation/Jules Michelet/Histoire de France/1880?)
2. (Antiquité) (Rare) Officier de la milice romaine qui succéda au centurion, et qui commandait une troupe de cent hommes ; centurion.
Evangile selon Saint Matthieu (8: 5-13) : Comme Jésus entrait dans Capharnaüm, un centenier l'aborda, le priant et disant: Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup. Jésus lui dit: J'irai, et je le guérirai. Le centenier répondit: Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l'un: Va! et il va; à l'autre: Viens! et il vient; et à mon serviteur: Fais cela! et il le fait.
Note : Ce mot n'est guère employé que dans les traductions de l'évangile.
3. Le centenier est un nom qui a été attribué à plusieurs charges administratives et est toujours usité dans les îles Anglo-Normandes.