1. (Rhétorique) (Grammaire) Renversement de la construction naturelle ou ordinaire.
Il reste dès lors à expliquer le cas d'anastrophe des prépositions. (Joseph Vendryes, Traité d'accentuation grecque, 1945)
Parmi les figures de mots, il [Phoebammon] en reconnaît trois nées du besoin : l'asyndeton, la figure appelée ??? ??????, et l'ellipse ; onze nées du pléonasme : la tautologie, la répétition, l'épanophore, l'épanadose, l'épanalepse, la périphrase, l'épiphrase, la paranomase, l'épexégèse, l'épimone, l'épitase ; trois tirées de la métathèse : l'hyperbate, l'anastrophe, la prolepse ; une née de la cause, la proepitaxis ; et huit de l'énallage : le changement de genre, le changement de nombre, le changement de cas, le changement de forme, le changement de temps, le changement de personne, l'apostrophe de la personne, l'antistrophe. (Étienne Gros, Étude sur l'état de la rhétorique chez les Grecs, Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1835)
En latin, « Mecum, vobiscum » sont des anastrophes, pour « Cum me, cum vobis ».
2. L'anastrophe (?????????, anastroph?, signifiant : « retournement, renversement ») est une figure de style, dite de « construction », qui consiste en une inversion de l'ordre habituel des mots d'un énoncé pour créer un effet de langue raffiné. Par exemple, l'expression latine « muros intra » (au lieu de « intra muros ») constitue une anastrophe.