1. Variante orthographique de tragi-comédie.
Cette aventure est une tragicomédie.
2. Pièce de théâtre, dans laquelle les personnages sont de haute condition sociale et où l'action est sérieuse mais où apparaissent des incidents et de personnages qui peuvent appartenir à la comédie. Le dénouement n'en est pas tragique.
L'Amphitryon de Plaute et le Cid de Corneille ont été appelées par leurs auteurs des tragi-comédies.
3. (Par extension) Mélange d'événements graves et d'événements comiques.
Entre eux deux, c'est une tragi-comédie continuelle.
4. La tragi-comédie est une forme théâtrale caractérisée par une action romanesque, des personnages de haute extraction, un dénouement heureux et un refus des règles. Le terme est apparu en France chez le dramaturge Robert Garnier vers la fin du XVIe siècle, orthographié tragecomedie ; le terme nous vient de Plaute, qui désigne son Amphitryon comme une 'tragi-comoedia' (au vers 59). Ce genre a connu un très grand succès en France dès les années 1619, à un moment où la tragédie est peu jouée et ne connaît pas encore son renouveau. La tragi-comédie ne s'oppose pas totalement à la tragédie et n'est pas dénuée de règles. Ainsi, la Sylvanire de Jean de Mairet est une tragi-comédie respectant la règle des trois unités. C'est d'ailleurs dans la préface de cette dernière que Jean de Mairet affirme le premier cette règle. On pouvait alors voir dans la tragi-comédie une sorte de tragédie à fin heureuse parce que la tragédie n'était définie que par son personnel noble et mythologique. Dans les années 1640, les partisans d'un théâtre beaucoup plus normé prennent de plus en plus d'importance et la tragédie répondant aux règles classiques prend le dessus sur la tragi-comédie.
5. La tragi-comédie est une forme théâtrale caractérisée par une action qui se rapporte au genre du roman, des personnages de haute extraction, un dénouement heureux et un refus des règles .