1. Amas de bois sur lequel on plaçait ceux qui avaient été condamnés au supplice du feu.
Les malheurs vulgaires émouvaient peu cette âme qui voulait éteindre les bûchers de ces martyrs souvent ignorés de leur vivant. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
Le jour de l'exécution arrivé, l'on conduisit la vieille Barbara, au milieu d'une foule immense, à la place du Marché, et on la fit monter sur le bûcher dressé à cet effet. (Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, Le Diable à Berlin, 1820, traduit par Henry Egmont)
L'Église romaine des bûchers, des massacres pieux, des guerres de religion, ose nous demander la liberté, que son Syllabus aujourd'hui nous refuse encore. (Georges Clemenceau, « Article du 14 juin 1899 », paru dans Justice militaire, 1901)
Aucune classe d'hommes n'alimenta de plus de victimes les bûchers du moyen âge. Les Vaudois d'Arras eurent leurs martyrs, comme ceux de Lyon. (Jules Michelet, « Tableau de la France », dans Histoire de France, vol. 2, Hetzel, 1831 ; Les Belles Lettres / Lehrmittel, Paris / Offenbourg/Mayence, 1947, p. 65)
2. (Parfois) Amas de bois pour faire un feu de joie.
Le soir, on dressait dans la ville et sur les rives de la Moselle des bures, sortes de bûchers dont le bois avait été recueilli de maison en maison par les jeunes gens de la ville. Le soir où on les flambait, chaque bure était transformée en « autel de l'Hyménée ». (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)