1. Variante de penn-ty.
En revanche, il faisait, à vélo, quel que soit le temps, le chemin entre son penty près de Notre-Dame de la Joie et le port de Saint-Guénolé. (Jean-Bernard Pouy, Ce crétin de Stendhal, Les petits polars du Monde, numéro 2, 2012, p. 13)
2. (Par extension) Cette petite ferme elle-même.
Mon père, qui ne connaissait d'autre état que celui de cultivateur, ne trouvait rien à faire en ville, et nous étions cinq enfants à la maison, dont l'aîné n'avait pas dix ans. Il trouva enfin à louer un penn-ty au Guelenec, en Ergué-Gabéric, et pouvait alors aller en journée chez les fermiers où il gagnait de huit à douze sous par jour. (Jean-Marie Déguignet, Mémoires d'un paysan bas-breton, La Revue de Paris T.6, 1904 - T.1 et T.2, 1905)
3. (Par extension) La petite bâtisse qui en forme le corps de ferme.
? On va s'rendre gentiment dans ton penn-ty. ? Chez moi ? Vous avez déjà taché mon tapis d'orient. Jean-Marc a plus d'éducation et les enfants seront moins effrayés. (Thierry Le Gall, Gaspard de nulle part, 2008)
4. (Régionalisme) (Désuet) Fermier breton tenant une petite ferme et payant son fermage en corvées.
Le penn-ty est un journalier à qui un propriétaire loue, ou bien à qui un fermier sous-loue une petite maison et quelques terres. À celui qui, ainsi, lui a fourni le moyen de subsister, le penn-ty doit une partie de son labeur. Paria du pays breton, le penn-ty a cependant une situation supérieure encore à celle du journalier agricole [...]. Je m'en suis aperçu, beaucoup de ceux qui, en Bretagne réfléchissent à l'avenir de leur pays déplorent la disparition rapide du penn-ty. Ce système, issu de l'antique tradition bretonne, était un élément de stabilité, de rapprochement des classes [...].
- Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité
5. (Par extension) Petite ferme ou bâtisse formant le corps d'une exploitation agricole en Bretagne.