1. (Philologie) Terminer un mot par une désinence grecque ou le traduire en grec.
Métastase est le nom de Trapassi grécisé.
Plusieurs savants ont grécisé leurs noms.
2. (Par extension) Traduire en grec.
La plupart de ces textes ont été, selon moi, originalement écrits en hébreu puis grécisés, [?], par divers traducteurs dont les versions, quoique évidemment divergentes, concordent pourtant majoritairement sur un point : toutes tentent, souvent jusqu'au sabir, de rendre l'original aussi littéralement que possible.
(Bernard Dubourg, L'invention de Jésus, tome I, « L'hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, pp. 23-24)
Une autre manière de gréciser un nom hébreu, mieux que par l'adjonction d'une terminaison grecque, a consisté à rechercher une équivalence sémantique ou phonétique ; ainsi Yehonathan ou Mathathyahou deviennent Théodoros ou Dosithéos ; Yoshoua se transforme en Iason, etc.
(Jacques Hassoun, Juifs du Nil, Sycomore, 1981, p.24)
3. (Philologie) Terminer un mot par une désinence grecque.
Les Romains, qui ne connaissaient ni l'un ni l'autre de ces boeufs sauvages avant de les avoir vus en Germanie, ont adopté ces noms : de vrochs ils ont fait vrus, et de visen, bison; et ils n'ont pas imaginé que le boeuf sauvage, décrit par Aristote sous le nom de bonasus, pouvait être l'un ou l'autre de ces boeufs dont ils venaient de latiniser et de gréciser les noms germains.
(Georges-Louis Leclerc de Buffon, ?uvres complètes, mises en ordre et précédées d'une notice historique par A. Richard, Paris, Baudouin frères & chez N. Delangle, 1826, vol. 17, p.28)
4. (Désuet) Variante de gréciser.
Capnion s'appelait proprement Reuchlin, mot qui veut dire en allemand la fumée ; les savans de ces temps avoient contracté l'habitude de latiniser ou de græciser leur nom.
(Revue encyclopédique, 1805)
& ils n'ont pas imaginé que le boeuf sauvage décrit par Aristote, sous le nom de bonasus pouvoit être l'un ou l'autre de ces boeufs, dont ils venoient de latiniser & de græciser les noms Germains.
(Histoire naturelle, générale et particuliére, 1754)
5. (Linguistique) Appliquer à un mot une terminaison d'origine grecque.
Les Romains, qui ne connaissaient ni l'un ni l'autre de ces boeufs sauvages avant de les avoir vus en Germanie, ont adopté ces noms : de vrochs ils ont fait vrus, et de visen, bison; et ils n'ont pas imaginé que le boeuf sauvage, décrit par Aristote sous le nom de bonasus, pouvait être l'un ou l'autre de ces boeufs dont ils venaient de latiniser et de gréciser les noms germains.
6. (Par extension) Traduire ou adapter un terme dans la langue grecque en cherchant des équivalences sémantiques ou phonétiques.
Une autre manière de gréciser un nom hébreu, mieux que par l'adjonction d'une terminaison grecque, a consisté à rechercher une équivalence sémantique ou phonétique ; ainsi Yehonathan ou Mathathyahou deviennent Théodoros ou Dosithéos ; Yoshoua se transforme en Iason, etc.