1. (Familier) Variante de rencard.
On s'file rancard chez toi vers les cinq heures ?
Moi, je file un rancard à ceux qui n'ont plus rien
J'avais un rancard avec une fille, ce soir, expliqua Philips en s'épongeant le visage et le cou.
(James Hadley Chase, Méfiez-vous, fillettes !?: Prologue, traduit de l'anglais par Jacques Legris, Gallimard, coll. « Série noire », no 41, 1949)
2. (Familier) Variante de rancart.
Et notre vie de grandes fillettes orphelines après [?] du passé comme ça, vécu ensemble [?] ça ne se jette pas au rancard comme une chemise sale.
(Edmond de Goncourt, Faustin, 1882)
3. (Familier) Rebut.
À cette époque, les Valenciennois n'étaient point riches en hommes illustres. Depuis qu'ils en ont toute une bande, ils ont démoli la tour de maître Jean du Gogué et mis sa statue au rancart : à tort, selon moi.
(Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874?))
4. (Argot) Renseignement confidentiel.
D'après les rancarts le type est seulabre [seul].
(Auguste Le Breton, Razzia sur la Chnouf, Gallimard, 1954)
5. (Familier) Terme désignant un rendez-vous, souvent d'ordre social ou amoureux.
Rien d'autre, dans la communauté virtuelle, que le désolant spectacle des bogosses autoproclamés qui filaient des rancards débiles à des filles qui ne l'étaient pas moins, à grand renfort de Ase soiiiiiiiir, jte kiff ou de G troooooop hâte d'y eeeeetre. Non, je ne les enviais pas.
6. (Familier) Synonyme de rendez-vous, souvent utilisé pour désigner une rencontre à caractère amoureux ou social.
Et notre vie de grandes fillettes orphelines après [...] du passé comme ça, vécu ensemble [...] ça ne se jette pas au rancard comme une chemise sale.