1. (Géologie) Cours d'eau temporaire qui se remplit lorsqu'il pleut.
Cet arroyo, qui part du fleuve Tan-bmh, coule derrière la citadelle, qu'il entoure en partie.
(Basse Cochinchine (pays de Gia-dinh) Par Hoài ??c Tr?nh,France)
Le canyon de Chelly a la forme d'un Y, creusé verticalement dans les lits de grès par deux arroyos.
Des chocs répétés, le bruit d'une masse volumineuse frappant l'eau lui indiquèrent qu'ils étaient près d'un bras du fleuve ou d'un arroyo en crue. À la saison des pluies le déluge faisait tomber des branches les insectes par milliers, et les poissons faisaient bombance. Ils sautaient de joie, repus et satisfaits.
(Luis Sepúlveda, Le Vieux qui lisait des romans d'amour, 1988. Traduit de l'espagnol (Chili) par François Maspero, 2002, p. 90)
J'ai conté [?] le miracle de cette résistance inouïe, à un contre six, [?], dans la vase, les trous perfides des arroyos, sous un ciel qui crachait des tonnes de mitraille, [?].
(Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p. 91)
2. Un arroyo est un cours d'eau et plus particulièrement un ruisseau temporaire qui se remplit lorsqu'il pleut. Bien que cette acception soit généralement reconnue, elle ne couvre qu'une partie des sens dans lesquels le terme est employé, son usage s'avérant différent selon les régions du monde.
3. Cours d'eau d'Afrique du Nord et des régions semi-désertiques, à régime hydrologique très irrégulier.
[?] c'est là que s'était écoulée sa jeunesse, car sa tribu faisait paître des chameaux et des moutons dans les oueds où rien ne croît que de rares arbustes épineux.
(Out-el-Kouloub, Zariffa, dans 'Trois contes de l'Amour et de la Mort', 1940)
Bou-Saada, [?], dort, voluptueuse, au bord escarpé de l'oued où l'eau bruisse sur les cailloux blancs et roses.
(Isabelle Eberhardt, Pleurs d'amandiers, 1903)
Hélas! il m'arriva - Dieu m'ait en sa merci!-Des fois où le simoun ridait ma langue anhydre,De boire en des oueds, avec un noir souci,Bestions et têtards, et de la bourbe aussi?
(Albert Truphémus; Poème aux nobles vins d'Algérie, paru dans « La Parenthèse » n°36, mai 1934)
4. Cours d'eau des régions semi-désertiques de certaines régions d'Afrique à régime hydrologique très irrégulier (Synonyme moins courant de oued).
Érodé en pente douce vers l'est, il présente des bords relativement abrupts sur ses faces nord et ouest entaillées par un ouadi.
(Institut français d'archéologie orientale du Caire, Bulletin, 1994)
Au pied du djebel Es-Safsafeh passe un ouadi transversal, le ouadi Ed-Deir.
(Société de géographie de l'Est , Bulletin, 1888)
5. (Géographie) Oued.
Cependant, une voiture tout-terrain est obligatoire pour les sorties dans les wadis, en montagne et dans le désert, et également sur la côte de la région d'Al-Wusta.
(Petit Futé Oman 2015, p.322)
Cette immensité monotone, dépourvue de relief notable, est parcourue pas des tribus nomades encore très indépendantes ; elles font paître leurs troupeaux dans les wadis endoréiques qui s'écoulent de l'arc montagneux des monts Hajar, et se perdent durant plusieurs centaines de kilomètres dans le désert.
(L'Oman contemporain : État, territoire, identité, sous la direction de Marc Lavergne & Brigitte Dumortier, Karthala Éditions, 2002, p.171)
6. Le mot Oued désigne en arabe une rivière ou une vallée. Le mot Guebli (en arabe: ????), qui est ici un déterminatif, veut dire méridional, qui vient de la direction du Sud, par opposition à la direction ' dahraoui ' (septentrional). Oued Guebli serait donc la rivière du Sud ou la rivière méridionale.
7. « Oued » ou « ouadi » ( emprunté à l'arabe ???? ( w?d? ) , signifiant « vallée, lit de rivière, rivière » ) est un terme générique qui désigne un fleuve d'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient et des régions semi-désertiques à régime hydrologique très irrégulier. Surtout présent dans les régions endoréiques, il s'anime lors des rares et fortes précipitations. Le plus souvent à sec, il peut connaître des crues spectaculaires, charriant d'énormes quantités de boue, qui provoquent parfois des changements de lit. C'est pourquoi on dit d'un oued qu'il roule plus qu'il ne s'écoule.
8. (Géologie) Lit de cours d'eau asséché, s'emplissant temporairement lors de précipitations.
J'ai conté [...] le miracle de cette résistance inouïe, à un contre six, [...], dans la vase, les trous perfides des arroyos, sous un ciel qui crachait des tonnes de mitraille, [...].