1. Serviteur : Personne qui est au service d'une autre, souvent dans un contexte de dépendance ou de dévouement. Ce terme peut également désigner un appareil ou un logiciel qui exécute des tâches pour un utilisateur ou un autre programme.
Le serviteur de la maison s'assure que tout est en ordre avant l'arrivée des invités.
Dans de nombreuses cultures, le serviteur est perçu comme une personne dévouée à son maître.
Le serveur, en informatique, est un type de serviteur qui fournit des données à d'autres systèmes.
2. (En particulier) Domestique et ne s'emploie guère, dans le style ordinaire, qu'avec une épithète, ou dans certaines locutions.
Et ces costumes, ils se trouvaient étendus dans les séchoirs, numérotés par habilleuses, car on leur donnait aussi des serviteurs pour s'en vêtir ! (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, p.179)
Le témoin devra déclarer s'il est parent, allié ou serviteur de l'une des parties. On se sert plus communément du mot
Maîtres et serviteurs, tous mangeaient à la même table.
Domestique mais, en termes de l'Écriture et aussi dans le style soutenu, on emploie toujours le mot
Serviteur.
Heureux le serviteur que son maître trouvera veillant!
Devoirs des serviteurs envers leurs maîtres.
3. Celui qui est au service d'une personne ou d'une collectivité.
Un grand serviteur de Dieu, est un homme d'une grande piété, d'une grande charité, uniquement occupé de la prière et des bonnes oeuvres.
Un fidèle serviteur de l'État. ? Ce roi sut récompenser ses zélés serviteurs.
4. Celui qui se dévoue avec attachement.
Votre serviteur, votre très humble et très obéissant serviteur, Formule de politesse dont on se servait pour finir les lettres et qui est aujourd'hui peu usitée.
Je suis votre ami et votre serviteur.
Du Paty l'a compris et, connaissant par expérience l'implacabilité du criminel aux abois, il se voit abandonné sans recours à toutes les puissances du mal dont il fut le serviteur, [?]. (Georges Clemenceau, Au Cherche-Midi dans L'Aurore, 3 juin 1899 - En réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, p.98)
J'ai toujours été serviteur de votre père, de votre famille.
Vous me demandez telle chose, je suis votre serviteur. On dit aussi, elliptiquement :
Votre serviteur, formule de politesse dont on se servait en saluant quelqu'un.
Je suis votre serviteur ou, elliptiquement,
(Ironique) (Familier) Je suis votre serviteur, je suis son serviteur se dit à quelqu'un ou de quelqu'un pour marquer qu'on refuse ce qu'il demande ou ce qu'il propose, ou que l'on n'est point du même avis.
Il réclame des excuses ?
Serviteur !
Serviteur, Je n'en veux rien faire, je n'en ferai rien.
5. Un domestique, ou serviteur, travaille dans la demeure de son employeur. Les domestiques se distinguent des serfs ou esclaves des périodes historiques précédentes par le fait qu'ils reçoivent un traitement pour les tâches qu'ils accomplissent, ce qui se traduit par des émoluments ou un salaire régulier (ainsi que l'accès à une protection sociale, à la suite des réformes du monde du travail obtenues au XXe siècle). Ils sont également libres de quitter leur emploi lorsqu'ils le souhaitent, bien que leur condition sociale constitue un frein à cette mobilité. L'Organisation internationale du travail a adopté la Convention no 189 pour les travailleurs domestiques en juin 2011. Le 26 avril 2012, l'Uruguay était le premier pays à ratifier cette convention. Le nombre de domestiques dans le monde a augmenté de 60 % entre 1995 et 2011, selon l'Organisation internationale du travail.
6. Individu qui est au service d'autrui ou d'une entité collective, dans un contexte de dévouement ou d'obligation professionnelle.
Un fidèle serviteur de l'État.
7. Personne employée pour effectuer des tâches domestiques, généralement accompagnée d'une qualification spécifique dans le langage courant.
'' Et ces costumes, ils se trouvaient étendus dans les séchoirs, numérotés par habilleuses, car on leur donnait aussi des serviteurs pour s'en vêtir ! '' - Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs
8. Expression désignant une personne qui manifeste une loyauté et un engagement sans faille envers une cause ou une autre personne.
'' Du Paty l'a compris et, connaissant par expérience l'implacabilité du criminel aux abois, il se voit abandonné sans recours à toutes les puissances du mal dont il fut le serviteur,... '' - Georges Clemenceau, Au Cherche-Midi dans L'Aurore
9. (Désuet) Formule de politesse utilisée autrefois en conclusion de correspondances écrites.
10. (Désuet) Expression de civilité employée lorsqu'on s'adresse à quelqu'un pour saluer ou prendre congé.
'' Serviteur, monsieur. Bonjour, monsieur. '' - Alphonse Allais, À se tordre
11. (Ironique) (Familier) Formule exprimant un refus poli face à une proposition ou marquant un désaccord.