1. (Argot) Maison, chambre, dans l'argot de École normale supérieure de Paris.
2. (Argot) Chambre inconfortable.
Voyez-vous, madame, reprit-il, un peu embarrassé, vous ne pouvez pas éternellement moisir dans cette turne. (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 61)
3. (Argot) Maison, chambre, dans l'argot de École normale supérieure de Paris.
Et alors vous allez me libérer les locaux avant ce soir, vous entendez ? J'veux les turnes impeccables, les draps en tas dans le couloir et les clefs sur la porte ! Vous retournez crécher dans vos pays de débiles, et vous foutez le camp de ma salle de bain ! (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre II, épisode La Chambre)
4. « Thurne », « turne » ou encore « thurnage » désigne, dans la langue populaire, une chambre, une maison ou un bistrot.
5. (Argot scolaire et universitaire) Logement, spécifiquement une maison ou une chambre.
Lorsque nous rentrions en classe, nous les voyions se glisser hors des « turnes » où étaient les pianos, et se cacher dans nos rangs avec la démarche lourde de gens à demi sommeillant. - Valery Larbaud, Fermina Márquez
6. (Argot) Chambre d'habitation de faible confort.
« Rien qu'avec tes billets perdants, » dit Lola Albright à Gig Young, « on pourrait retapisser toute cette sale turne ! » - Réjean Ducharme, L'hiver de force