1. (Familier) Mettre en poche, en parlant surtout de l'argent ou de toute chose précieuse.
2. (Figuré) (Familier) Supporter sans oser ou pouvoir y répondre, des paroles désagréables, des injures ou des coups.
Son chef lui adressa des mots très durs qu'il lui fallut bien empocher.
Empocher un affront, un soufflet.
3. (Spécialement) (Péjoratif) Accaparer de l'argent disponible, avec empressement et avidité.
Si Joséphine ne se mariait pas, elle continuerait à « turbiner » pour la maison, la vieille élèverait le mioche, et lui, le patron, empocherait la galette que le Pape, de gré ou de force lui remettrait.
(Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
4. (Familier) Insérer dans une poche, spécifiquement en référence à de l'argent ou à des objets de valeur.
5. (Péjoratif) S'approprier avec avidité et empressement de l'argent disponible.
Si Joséphine ne se mariait pas, elle continuerait à « turbiner » pour la maison, la vieille élèverait le mioche, et lui, le patron, empocherait la galette que le Pape, de gré ou de force lui remettrait.
6. (Figuré) (Familier) Subir sans réaction des paroles désobligeantes ou des coups.
Il apprit alors que le boy avait donné de l'argent à un autre domestique pour acheter des pétards ; et son compagnon, en les brûlant, proclamait l'erreur du maître, trompé par de faux rapports. Le boy ne pouvant exiger de son maître des excuses publiques, avait trouvé ce moyen de reprendre de la face devant les témoins de la gifle empochée.