1. Avec pompe, apparat et grandeur.
Roulant pompeusement ses flots majestueux, (Jacques Delille, Convers. I.)
C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit : Ma mère Jézabel devant moi s'est montrée, Comme au jour de sa mort pompeusement parée, (Jean Racine, Ath. II, 5.)
La reine de Suède a été pompeusement reçue à Rome par le pape et les cardinaux, (Gui Patin, Lett. t. II, p. 149.)
Les grands, pour s'affermir achetant les suffrages, tiennent pompeusement leurs maîtres à leurs gages, (Pierre Corneille, Cinna, II, 1.)
2. (Figuré) Avec emphase et de façon maniérée.
Il vient de vous prendre un enthousiasme qui vous a fait expliquer les choses si pompeusement que je ne crois pas les avoir entendues, (Bernard le Bouyer de Fontenelle, les Mondes, 1er soir.)
On a dit que dans le grand siècle, le plus petit commis écrivait aussi pompeusement que Bossuet.
(Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
S'exprimer pompeusement, s'exprimer en termes ampoulés, employer de grands mots.
3. De manière fastueuse, avec une grandeur ou une solennité marquée.
C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit : Ma mère Jézabel devant moi s'est montrée, Comme au jour de sa mort pompeusement parée,
4. D'une manière affectée ou exagérément emphatique.
Il vient de vous prendre un enthousiasme qui vous a fait expliquer les choses si pompeusement que je ne crois pas les avoir entendues,