1. (Figuré)
Que diable ! encore un peu et vous gâteriez la pipée de votre fille. Elle l'a choisi pour amant, elle l'aura pour mari, et bientôt, je vous jure? Attendons seulement qu'ils se réveillent.
(Nouvelles de Jean Boccace, tome 2, page 243, 1802)
2. (Chasse) (Vieilli) Sorte de chasse dans laquelle on contrefait le cri de la chouette, ou leur propre cri, pour attirer des oiseaux dans un arbre dont les branches sont remplies de gluaux où ils se prennent.
Le roi Charles cinquième nous dépêche messire Bertrand du Guesclin avec des paroles d'appointement; mais on n'englue pas le diable comme un merle à la pipée.
(Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
L'arbre choisi pour la pipée doit être, autant qu'il se peut, éloigné de tout autre ; ?. [?]. La pipée se fait le matin, au lever du soleil, & le soir, vers son coucher, ?. (« L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur. » -Rouen, 1787)
3. (Figuré)
Il la jugeait méprisable entre toutes, et cependant comment éviter la pipée de ses yeux, comment échapper à l'affût de sa bouche ?
(Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d'une fille, 1877)
Que diable ! encore un peu et vous gâteriez la pipée de votre fille. Elle l'a choisi pour amant, elle l'aura pour mari, et bientôt, je vous jure? Attendons seulement qu'ils se réveillent.
(Nouvelles de Jean Boccace, tome 2, page 243, 1802)
4. (Chasse, vieilli) Technique de chasse imitant le cri des oiseaux nocturnes ou leur propre cri pour attirer des oiseaux vers un arbre piégé avec du gluau.
On va manger des beurrées, boire du vin muscat, chasser à la pipée tout le jour et se rouler dans le foin qui sent bon !
5. (Tabacologie) Quantité de tabac suffisante pour remplir une pipe.
6. (Figuré) Manoeuvre destinée à tromper ou à séduire quelqu'un pour parvenir à ses fins.
Que diable ! encore un peu et vous gâteriez la pipée de votre fille. Elle l'a choisi pour amant, elle l'aura pour mari, et bientôt, je vous jure... Attendons seulement qu'ils se réveillent.