1. (Droit) Écrit, il se dit de l'omission que faisait un testateur, dans son testament, d'un de ses fils ou d'un autre héritier nécessaire.
La prétérition annulait le testament.
2. On le dit aussi d'une omission analogue dans un contrat.
3. La prétérition (substantif féminin), du latin praeteritio (« action de passer sous silence »), du supin praeteritum, est une figure de style consistant à parler de quelque chose après avoir annoncé que l'on ne va pas en parler. Elle permet de ne pas prendre l'entière responsabilité de ses propos et se reconnaît à l'emploi de formules particulières d'introduction comme « Ai-je besoin de vous dire... ».
4. (Droit) Omission que faisait un testateur, dans son testament, d'un de ses fils ou d'un autre héritier nécessaire.
La prétérition annulait le testament.
5. (Rhétorique) (Rhétorique) Figure de style par le moyen de laquelle on parle d'une chose en feignant de n'en vouloir pas parler.
Ces quatre sources sont 1° le besoin ; 2° le pléonasme ; 3° la métathèse ; 4° l'énallage. Parmi les figures de pensées, au nombre de dix-huit, il [Phoebammon] en distingue deux nées du besoin : l'aposiopèse et l'épitrochasmos ; six nées du pléonasme : la prodiorthose, l'épidiorthose, la procatalepse, la paralipse, la diotypose, l'épimone ; six nées de la métathèse : la prosopopée, l'éthopée, la figure appelée ??????, parce qu'elle tient de l'une et de l'autre, l'interrogation appelée ????????, l'interrogation appelée ??????, et la prétérition ; quatre nées de l'énallage : l'ironie, la dubitation, l'allusion satirique, l'apostrophe. (Étienne Gros, Étude sur l'état de la rhétorique chez les Grecs, Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1835)
Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la pen?ée ne doit pas être entendue littéralement comme elle e?t énoncée, mais qui lai??e apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ?eulement plus ?en?ible & plus intére??ant par la Fiction même. De là naissent l'Hyperbole, la Litote, l'Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l'Interruption, le Dialogi?me, l'Épanortho?e, l'Épitrope, & l'Ironie ; celle-ci ?e ?oudivi?e, à raison des points de vûe ou des tons, en ?ix e?pèces ; ?avoir, la Mimè?e, le Chleua?me ou Per?ifflage, l'A?téi?me, le Charienti?me, le Dia?irme, & le Sarca?me. (Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)
6. Omission analogue dans un contrat.
7. La prétérition (substantif féminin), du latin praeteritio (« action de passer sous silence »), du supin praeteritum, aussi appelée paralipse , est une figure de style qui consiste à parler de quelque chose après avoir annoncé que l'on ne va pas en parler. Elle permet de ne pas prendre l'entière responsabilité de ses propos et se reconnaît à l'emploi de formules particulières d'introduction comme « Ai-je besoin de vous dire... ». Elle ne doit pas être confondue avec l'apophase qui n'a pas le même sens en français qu'en anglais (apophasis).
8. (Droit) Manquement à citer explicitement un héritier direct ou nécessaire dans un testament ou contrat, impliquant une exclusion délibérée.
9. (Rhétorique) Procédé par lequel on mentionne un sujet en affirmant vouloir l'omettre.
Je crois bien qu'il en est des Provinciales comme de la plupart des anciens livres célèbres ; on les admire de confiance et on s'y amuse par prétérition. - Remy de Gourmont, Le Chemin de Velours - Nouvelles dissociations d'idées