2. (Botanique) Arbuste de la famille des cornacées dont le type, le cornouiller mâle, est remarquable par la dureté de son bois et par ses fruits rouges, nommées cornouilles.
[?]; au pied des cornouillers étoilés d'or pirouettaient les premiers lapins, et le vent plus mou depuis quelques jours seulement, sentait les pollens volés aux coudriers.
(Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, p. 16)
Or, tandis que, presque aveuglés par cette course en plein soleil et par la haine, nous épanchions notre colère, des gens, qui semblaient sortir de terre, ne cessaient de se joindre à nous : c'étaient tantôt des paysans armés de fourches, de faux et de bâtons de cornouiller, tantôt des montagnards coiffés de chapeaux empanachés, chargés de piolets et de rouleaux de cordes ; tantôt de chétifs et pâles excursionnistes en costumes d'été clairs et proprets.
(Branimir ??epanovi??, La Bouche pleine de terre, 1975. Traduit du serbo-croate par Jean Descat, 1975. Éditions du Rocher, 2008, p. 64.)
Il poussa la jument au galop. Elle franchit l'angle de plaine, passa le fossé, et devant la lisière hésita, ne voyant aucune sente où s'introduire. Il la mit dans le chemin creusé d'ornières sous les cornouillers en voûte.
(Robert Marteau, Des chevaux parmi les arbres, Champ Vallon, 1992, p.42)
3. (Bot.) Genre d'arbustes de la famille des Cornaceae, caractérisé par un bois dur et des fruits rouges appelés cornouilles.
Robuste et droit, la jambe raidie par son vieux rhumatisme, il va s'appuyant sur ce bâton de cornouiller dont il a usé le fer en vingt années de vagabondage. Car, dans ses aventures nocturnes, il n'a jamais perdu ni sa pipe ni sa canne.