1. (Théologie) Doctrine de la probabilité ou des opinions probables.
On peut même dire que tous les beaux raisonnements par lesquels les auteurs croient pouvoir déterminer l'homme à agir moralement, seraient plutôt capables de l'entraîner sur la pente du probabilisme ; dès que nous raisonnons sur un acte à accomplir, nous sommes amenés à nous demander s'il n'y aurait pas quelque moyen propre à nous permettre d'échapper aux obligations strictes du devoir.
(Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.298)
2. Parmi les différents courants du probabilisme citons l' équiprobabilisme professé au XVIIIe siècle par Saint Alphonse de Liguori, docteur de l'Église, selon lequel l'opinion la moins prudente d'un point de vue moral ne peut être suivie que si elle est au moins aussi probable que l'opinion la plus prudente. St Jean Bosco, dans ses souvenirs autobiographiques, dit que Liguori était probabiliste. 'Les probabilistes suivaient la doctrine de st Alphonse...' Voir aussi Montrouzier et ses citations de st Alphonse.
3. Le probabilisme est une doctrine de théologie morale spécifiquement catholique qui s'est particulièrement développée au cours du XVIe siècle et du premier XVIIe siècle.
4. (Théologie) Système théologique selon lequel, en cas d'incertitude morale, il est permis de suivre l'opinion la moins contraignante si elle est considérée comme probable, même si l'opinion opposée est plus probable.
On peut même dire que tous les beaux raisonnements par lesquels les auteurs croient pouvoir déterminer l'homme à agir moralement, seraient plutôt capables de l'entraîner sur la pente du probabilisme ; dès que nous raisonnons sur un acte à accomplir, nous sommes amenés à nous demander s'il n'y aurait pas quelque moyen propre à nous permettre d'échapper aux obligations strictes du devoir.