1. Sorte de petit colombier.
[?] il y a encore la fuye qui est une petite volière ». Le terme de fuie s'applique donc jusqu'à l'orée du XVIIe siècle à des ensembles de boulins de façades ou à des petites volières fermées par des volets avec peu de pigeons. « Ce tourillon avoit plus tost façon d'une fuye que d'une forteresse » (Carloix, VII, 12).
(Jean-Mary Couderc, ?Alain Schulé, L'Anjou insolite, CLD, 1999)
Une fuie, de pied ou intégrée, est composée de boulins, c'est-à-dire de « nids » dans chacun desquels vit un couple de pigeons. Dans les colombiers de pied, les boulins font partie intégrante de la structure : les murs, épais d'environ un mètre, sont évidés en une multitude de boulins de 40 centimètres de profondeur.
(François Julien-Labruyère, Paysans charentais : histoire des campagnes d'Aunis, Saintonge et bas Angoumois, tome I, Rupella, 1982)
La coutume de Tours ne donne au ?eigneur féodal que le droit d'avoir une fuie ou volière à pigeons (1). Suivant celle du Roulonois, le ?eigneur féodal peut avoir un Colombier ; mais cette Coutume n'explique pas ?i c'e?t à pied ou autrement (2).
(« Colombier », in Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et bénéficiale, tome troisième, Visse, Libraire, Paris, 1784)
Fuie. C'e?t une petite volière qu'on ferme avec un volet, & où on nourrit des pigeons dome?tiques en petit nombre : on a apellé au??i fuie, un colombier qui n'a point de couverture. Mais dans la Coûtume de Tours, art. 37, le mot de fuie, ?ignifie, ?elon Palu, un colombier à pié avec boulins, ju?ques au rez-de-chau??ée : il dérive le mot à fodiendo.
(César-Pierre Richelet, Dictionnaire de la langue françoise, ancienne et moderne, tome premier : A?D, Pierre Bruyset-Ponthus, Libraire, Lyon, 1759)