(Marine) Petite ancre, pesant cinq à dix fois moins qu'une ancre de bossoir, destinée à être portée par une chaloupe à un endroit où on veut amener le navire. Une fois l'ancre de jet mouillée, on amène le navire en ce point en halant sur l'aussière attachée à cette ancre. Cette action de haler ou de touer le navire a donné son second nom à cette ancre : l'ancre de touée. Aujourd'hui, ce type d'ancre n'a plus d'utilité : en cas de besoin, l'annexe peut fort bien porter l'ancre principale des voiliers actuels.
On fait élonger par la chaloupe [?] une ancre de jet sur laquelle on se toue en filant du premier câble ; et, lorsqu'on y est arrivé, on laisse tomber cette seconde ancre. (baron de Bonnefoux, Le manoeuvrier complet, traité des manoeuvres de mer à bord, Arthus Bertrand, Paris, vers 1850, p. 10)
Le 15, avant la marée du soir, cette frégate, toujours sur son ancre de jet, est encore intacte ; elle n'a pas souffert, elle a toute sa mâture majeure en place. (L'Ambigu, n° 239 du 20 novembre 1809, Rapport du contre-amiral L'Hermitte, 1809, p. 346)