1. (Jadis) Celui qui était attaché à un corps, à une compagnie, et qui remplissait certaines fonctions pour le service de ce corps, de cette compagnie.
Anciennement les imprimeurs et les libraires étaient suppôts de l'Université.
2. (Aujourd'hui) Celui qui est fauteur et partisan de quelqu'un dans le mal, qui sert aux mauvais desseins d'un autre.
Elle ne retiendra pas plus le dénigrement disproportionné de l'homme politique auquel s'acharnèrent les gens de droite que les grotesques injures dont le suppôt de Satan fut l'objet.
(Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
le cardinal, épouvanté, se demandait si ce n'était pas le diable en personne et non un de ses suppôts.
(Alexandre Dumas, Joseph Balsamo, 1846)
[?] puisque son mari est un produit inutilisable de la culture bourgeoise et même un suppôt du régime capitaliste [?].
(Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
4. (Contemporain) Personne soutenant activement les intentions néfastes d'autrui, participant à des actions malveillantes.
Elle ne retiendra pas plus le dénigrement disproportionné de l'homme politique auquel s'acharnèrent les gens de droite que les grotesques injures dont le suppôt de Satan fut l'objet.