1. (Marine) Bâtiment de charge à fond plat.
Les bandits emmenèrent mon navire, un brigantin de cent cinquante tonneaux m'abandonnant avec un homme et un mousse dans une mauvaise petite pinque avec laquelle nous eûmes fort à faire pour atteindre enfin Falmouth.
(Henry Fielding, Les Aventures de Joseph Andrews, traduit de l'anglais par Francis Ledoux, Gallimard, coll. ?La Pléiade?, 1964, p. 179)
Or donc Padron Lettereo était capitaine d'une pinque armée, soi-disant pour la pêche du corail, mais, au fond, contrebandier et même forban, selon que l'occasion s'en présentait.
(Jean Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse, Sixième journée : Suite de l'Histoire de Zoto, 1804-1810)
2. Ce type de bâtiment est mal connu. Le terme Pinque apparaît pour la première fois au XVIIIe siècle avant de disparaître au XIXe siècle. Le genre même de son nom est imprécis. Certains textes parlent de pinques au masculin, mais dans le dictionnaire du Capitaine de Bonnefoux, daté de 1855, elles sont du genre féminin, quant à l'amiral Pâris, dans ses Souvenirs de marine conservés, il utilise d'une planche à l'autre tantôt le féminin, tantôt le masculin.
3. (Marine) Embarcation traditionnelle de la Méditerranée, d'une jauge de 200 à 300 tonneaux, équipée généralement de trois mâts avec gréements latins.
Or donc Padron Lettereo était capitaine d'une pinque armée, soi-disant pour la pêche du corail, mais, au fond, contrebandier et même forban, selon que l'occasion s'en présentait.