1. (Logique) Raisonnement fallacieux dans lequel on suppose vrai ce qu'il s'agit de démontrer.
On objectera : Mais à la fin du premier siècle de notre ère les chrétiens issus du paganisme se moquaient bien de la prise de Jérusalem et de la destruction du Temple ! Ils n'en ont pas parlé tout simplement parce que cela ne les intéressait pas ! ? L'objection comporte tout d'abord une pétition de principe, à savoir que les quatre Évangiles ont été composés en langue grecque à la fin du Ier siècle, ce qui justement est en question.
(Claude Tresmontant, Le Christ hébreu, O.E.I.L., Paris, 1983)
L'hypothèse est certes ingénieuse. Mais il faudrait alors expliquer pourquoi seul le nominatif masculin pluriel aurait échappé à la gémination. Cette condition préalable, nécessaire à l'hypothèse, est une pétition de principe.
(François de la Chaussée, Initiation à la morphologie historique de l'ancien français, Paris, Éditions Klincksieck, 1977)
2. Une pétition de principe (en latin scolastique petitio principii) est, en logique, un raisonnement fallacieux dans lequel on suppose dans les prémisses de la proposition ce qu'on doit prouver.
3. (Rhétorique) Pétition de principe.
4. Une pétition de principe ( en latin scolastique petitio principii ) est, en logique, un raisonnement fallacieux dans lequel on suppose dans les prémisses de la proposition ce qu'on doit prouver. Le locuteur utilise ainsi, comme un élément de son argumentation, la conclusion à laquelle il souhaite aboutir.