1. Petite pièce de fer ou d'acier qui maintient un ressort bandé et qui, en s'écartant, lui permet de se détendre, en parlant spécialement des armes à feu.
Le doigt sur la détente de nos armes, tous les muscles tendus, ne respirant plus, nous attendons... et il me semble qu'il se passe une éternité... (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 47)
Un capitaine réglait le feu : « A vous, Judin! » Le petit lignard visait soigneusement, lâchait la détente. (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, p.168, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie)
La pulsation archiprécipitée des artères du malheureux Durandin, plutôt que l'envie de se défaire d'un homme qui en voulait à sa vie, lui firent lâcher la détente de l'arme qui tremblait dans sa main ; mais le hasard le servit mieux que son adresse, et, le coup parti, Rouzé tomba frappé. (Honoré de Balzac, Croquis et fantaisies?: Une charge de dragons, 1831, in ?uvres complètes, tome XXI, Calmann Lévy, Paris, 1879, p. 523)
2. Action de lâcher la détente et de l'effort que fait cette pièce lorsqu'elle vient à se détendre.
Il est à craindre que ce ressort ne se rompe à la détente.
Un fusil qui est dur, qui est fort, qui est aisé à la détente.