1. S'avancer de quelque manière que ce soit, à pied, à cheval, etc.
(Marine) Marcher dans les eaux d'un vaisseau, faire la même route que lui.
Nous avons marché à la fraîche, pour ne pas fatiguer nos chevaux.
Nous étions les uns à cheval, les autres en voiture, nous avons marché toute la nuit.
2. Se mouvoir ou être mis en mouvement.
Les trains ne marchent pas encore sur cette partie de la ligne.
Cette voiture publique marche deux fois la semaine, marche la nuit et le jour.
Ce vaisseau marche bien.
3. Déplacement par mouvements alternatifs des jambes ou des pattes.
Quel marcher !
4. (Intransitif) Se déplacer par un mouvement alternatif des jambes ou des pattes, en ayant toujours un appui au sol.
Fin février est très beau et le 2 mars nous quittons le cantonnement de Marquigny. Nous marchons en arrière-garde du bataillon et, par Louvergny, La Cassine, nous arrivons à l'étape à midi à Chémery-sur-Bar. (Gustave Folcher & ?Rémy Cazals, Les carnets de guerre de Gustave Folcher, paysan languedocien, 1939-1945, François Maspéro, 1981, p.62)
Maintenant qu'il avait dépassé la zone et franchi les lignes de rebat, Kinkin marchait plus librement, respirant à longs traits, révâssait même un peu. (Louis Pergaud, L'Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Les uns allaient rendre leurs armes ; d'autres, qui les avaient abandonnées déjà, marchaient silencieusement, les mains ballantes. (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, p.451, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie)