1. Phénomène réflexe se traduisant par une inspiration suivie d'une expiration forcée et brutale par le nez et la bouche. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. Action d'éternuer.
Longue marche dans le brouillard. Le régiment tousse, moins la compagnie du lieutenant Viard, où la toux est punie et où les soldats se rattrapent sur l'éternuement.
(Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
Soudain, nouveau bruit? Cette fois, il n'y a pas à se tromper? Un éternuement à demi étouffé a fait trembler les parois de la caisse?
(Jules Verne, Claudius Bombarnac, Claudius_Bombarnac/4, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
3. (Archaïsme) Variante de éternuement.
La réputation de ce grand homme reposait principalement sur l'autorité avec laquelle il démontrait que l'éternument était une prévoyance de la nature, au moyen de laquelle les penseurs trop profonds pouvaient chasser par le nez le superflu de leurs idées ; [?].
(Edgar Poe , Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)
4. L' éternuement est une expiration brusque et bruyante, semi-autonome ou involontaire ( réflexe au niveau cortical ) par le nez et la bouche, provoquée par un mouvement subit et convulsif des muscles expirateurs ( notamment les muscles intercostaux ) en raison d'une irritation des muqueuses nasales ou de leur mise en contact avec un corps étranger.
5. (Médecine) (Vieilli) Éternuement.
Quelques éternuements répétés venant de la chambre des enfants ressemblaient à de minuscules détonations qui l'irritaient. Dzibayo avait une sternutation irrépressible et souffrait de violents maux de tête.
(Honorine Ngou, Féminin interdit, 2007)
C'est en effet, ainsi que la sternutation est devenue dans un grand nombre de cas cause de maladie. On l'a vue, en effet, produire des hémorragies très-graves, des hernies, l'avortement, la cécité.
(Société de médecins et de chirurgiens, Dictionnaire des sciences médicales, tome 52, 1821)
6. Expulsion brusque et involontaire d'air par le nez et la bouche, généralement provoquée par une irritation des muqueuses nasales.
Longue marche dans le brouillard. Le régiment tousse, moins la compagnie du lieutenant Viard, où la toux est punie et où les soldats se rattrapent sur l'éternuement.