1. Petit péché ; faute légère.
Lancer l'idée de l'impôt sur le revenu est ici forfait bien plus grand qu'un simple vol à la tire ; « dégringoler un pante » est peccadille auprès de l'exhortation à la grève.
(Séverine, Sous clef, en préface de Histoire d'un Complot, par Henry Torrès, Paris : Éditions Clarté, 1921, p.8)
Lui qui ne tolérait pas une peccadille à ses vendeuses, qui les jetait sur le pavé au moindre caprice, se trouvait réduit à supplier une d'elles de ne pas partir
(Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
La peccadille du soldat est un crime chez le général ; et réciproquement.
(Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
2. Faute mineure ou péché véniel.
Dans un moment comme celui-là, il ne s'amuse pas à cacher un seul de ses péchés, cela est évident. - Au surplus, cacherait-il la moindre peccadille, cela ne lui servirait qu'à transformer sa confession en sacrilège, et alors, patatras ! dans l'enfer! c'est-à-dire messes inutiles. - (Léo Taxil, Calotte et calotins: histoire illustrée du clergé et des congrégations, tome 1 & 2, Librairie Anti-cléricale, 1880, p. 94)
3. Objet ou affaire dénué(e) de valeur importante.
Et il ne s'agit pas de peccadilles : la guerre en Irak aura coûté, fin 2005, 200 milliars de dollars aux États-Unis.