1. Moyen dont dispose le parlement pour montrer sa désapprobation de la politique du gouvernement et le contraindre à démissionner.
La rivalité entre le président et son Premier ministre, mise au jour par leur divergence sur la famine, n'est d'ailleurs sans doute pas étrangère à l'adoption de la motion de censure qui a renversé le chef du gouvernement le 1er juin 2007.
(Xavier Crombé, Niger 2005, une catastrophe si naturelle)
Les députés peuvent renverser le gouvernement par le vote d'une motion de censure déposée par un dixième des membres de l'assemblée.
(Guillaume Bernard, Exercices, droit constitutionnel et institutions politiques: théorie générale, histoire constitutionnelle, Ve République, régimes étrangers occidentaux)
2. La motion de défiance est une motion de censure.
3. [noun] A vote of no confidence.
4. Elle est réformée en 1958 dans le but d'assurer la stabilité gouvernementale. En application de la technique de rationalisation du parlementarisme, le Constituant de 1958 encadre strictement les conditions de dépôt et de vote de la motion de censure. L'article 49 de la Constitution prévoit notamment qu'une telle motion « n'est recevable que si elle est signée par au moins un dixième des membres de l'Assemblée Nationale » ( soit 57,7 arrondi à 58 ) , que « le vote ne peut avoir lieu que quarante-huit heures après son dépôt » et que « seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu'à la majorité des membres composant l'Assemblée » .
5. Le Parti socialiste précise dans la foulée que sa proposition concerne un gouvernement de gauche et Boris Vallaud qu'il « demande au président de la République », un « Premier ministre de gauche, ouvert aux compromis » . Cette proposition est aussi défendue par les groupes parlementaires écologistes et communistes .
6. La motion de censure est le principal moyen dont dispose un parlement pour montrer sa désapprobation envers la politique du gouvernement et le forcer à démissionner, autrement dit pour témoigner de sa défiance envers le gouvernement en place. Elle doit être souvent présentée par une fraction précise de députés ( souvent au moins un dixième ) et adoptée à la majorité absolue des membres constituant la chambre ( certains pays prévoient même les deux tiers des voix pour des raisons de stabilité des gouvernements ) .