1. comme rarissimes et toujours formés par des glandes salivaires. Le cas rapporté ici chez une femme de 34 ans, en diffère par sa structure histologique exceptionnelle puisqu'elle associe deux composantes, l'une salivaire et l'autre tégumentaire, dans un même stroma conjonctivo-adipeux (Fig.1). Sur le plan clinique, il avait été considéré comme un cholestéatome (Dr.Canut, Colombiers), diagnostic rectifié par l'histologie de sa pièce d'éxérèse. La composante salivaire est de type mixte (Fig.2), avec des tubules muqueux (mucipares) que colorent le bleu alcian (Fig.3) et l'APS, des acini séreux en nombre plus réduit, quelques croissants de Gianuzzi (demi-lunes) également séreux (Fig.2) et un système de canaux excréteurs, parfois d'assez fort calibre. La composante tégumentaire (Fig.4) est formée par un revêtement épidermique, sans rapport avec l'épithélium malpighien cholestéatomateux, du derme, et surtout, des appareils pilo-sébacés : follicules pileux contenant quelques poils avec leurs bulbes et leurs hampes ; glandes sébacées à nombreux lobules débouchant dans les ostia folliculaires (Fig.5).
2. L'appareil épigastrique est un complexe anatomo-fonctionnel situé au niveau de l'orifice génital ou gonopore des araignées mâles. Il comporte des organes sécréteurs exocrines prégonoporaux pourvus de fusules comme les glandes séricigènes, des sensilles mécanoréceptrices et des glandules à phéromones. Il joue un rôle important dans le processus de la transmission spermatique (Fig.1).
3. Sur le littoral de la région de Béziers, il vient d'être démontré par A.Lopez ( 2018 ) qu' Ephedra dlstachya n'est pas inféodée aux sables et dunes de la côte, entre la Maïre et Portiragnes, ( Fig.1 ) mais se retrouve profondément à l'intérieur des terres, sur les communes de Lespignan, Nissan et Fleury d'Aude, à proximité des étangs de Vendres et de la Matte, jusqu'au sud de celui de Capestang. Souvent mêlée à des herbacées de la garrigue, elle y pousse sur les calcaires et les marnes de falaises miocènes ( Fig.2,3 ) . Cette situation insolite permet d'envisager que dans l' Antiquité, elle prospérait sur les rivages encore sablonneux du Palus Hélicé d' Avienus ( Ora maritima ) ,partie orientale du Lacus rubresus isolée de cette immense lagune narbonnaise primordiale par les atterrissements de l'Aude. Ephedra distachya parait ainsi se présenter comme un marqueur biologique d' ancien rivage marin en tant que 'relique' .