Prendre un parti vigoureux, menacer, se mettre en colère ; montrer de la hauteur, de la sévérité dans ses paroles.
Quand il dit qu'il hait la droite, papa lui hurle qu'il est le dernier des poujadistes et alors mon beauf, il monte sur ses grands chevaux et il proteste: «Voilà ce que j'appelle un argument stalinien.» (Patrick Besson, La vie quotidienne de Patrick Besson sous le règne de François Mitterrand, Fayard, 2006)
Je lui demande si la façon d'agir du fiancé ne l'étonne pas : il monte sur ses grands chevaux, me répond que la parole d'un gentilhomme est sacrée, et patati et patata. (Léon de Tinseau, Alain de Kerisel, P. Ollendorff, 1883, p. 213)
Alors, pourquoi monter sur ses grands chevaux, se regarder de travers et chercher à se faire toutes les niches possibles ? (Ernest Feydeau, Mémoires d'un coulissier, Calmann Lévy, 1882, p. 215)
? Eh bien ! quoi ? Ne vas-tu pas monter sur tes grands chevaux pour quelques heures passées avec un aimable garçon et de joyeuses filles ? (Eugène Chavette, Un notaire en fuite : La crème des beaux-pères, E. Dentu, 1881, p. 13)
? Mais sur quels grands chevaux êtes-vous donc montée ce soir, ma belle comtesse ? Après votre froideur de tout cet hiver et votre grand soin de me tenir à distance, vous me mandez auprès de vous ; j'en suis aux anges ; j'arrive, je vous trouve, laissez-moi vous le dire, d'une humeur massacrante. (Emilio Pinchia, Bluettes, Laplace, Sanchez et Cie, 18??, p. 30-31)