1. État de ce qui est fixe.
La fixité de ses opinions, de ses principes.
Ses idées n'ont aucune fixité.
C'est un esprit sans fixité.
Ces institutions acquirent plus de fixité.
2. (En particulier) Nature d'un regard qui s'attache ou semble s'attacher avec persistance à un objet, à une personne.
L'inquiétante fixité de son regard.
Ses yeux avaient une fixité morbide.
3. (Spécialement) Absence d'évolution dans le temps.
Pour s'évader de la mentalité scolastique, il fallait répudier le réalisme des universaux [?] ; qui conduisait à des théories erronées, telles que la fixité des espèces et la distinction ontologique des caractères essentiels et accidentels ; [?].
(Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd. 1966)
Il vaut toujours mieux croiser avec une race dont la fixité est reconnue, qu'avec des types artificiels dont les caractères finissent souvent par se perdre.
(Jean Déhès, Essai sur l'amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
4. Qualité de ce qui demeure invariable dans le temps.
5. Caractère d'un regard qui se maintient de manière soutenue sur un point ou une personne.