1. Attachement scrupuleux à la lettre, dans une traduction.
Bien sûr, si grec et hébreu étaient des langues grammaticalement voisines, ces traductions auraient, en plus de cette littéralité, obtenu une certaine grâce, un semblant de beauté littéraire ? une certaine lisibilité ; mais ce n'est nullement le cas : l'hébreu et le grec étant par nature grammaticalement dissemblables, le résultat de chaque traduction ne fut et ne put être, en raison de l'intention littérale, qu'un brouet, une suite hébraïque de mots grecs. (Bernard Dubourg, L'invention de Jésus, tome I, « L'hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 24)
[?] puis c'est toute l'histoire primitive, acceptée jusque-là avec une grossière littéralité, qui trouve d'ingénieux interprètes, hiérophantes rationalistes, qui lèvent le voile des vieux mystères. (Ernest Renan, L'Avenir de la science, pensées de 1848, Édition C. Lévy, 1890, chapitre iii, page 46.)
Il n'est pas facile, dans une traduction, de concilier la littéralité avec l'élégance.
2. Adhérence rigoureuse au texte source, spécifiquement dans la traduction.
Presque tous ont une signification qui importe au récit, mais une trop grande littéralité aurait produit en français des phrases interminables, parfois grotesques. - François Noiret, Mythe d'Ibonia le grand Prince
3. Expression précise et directe des idées sans recourir à l'interprétation ou à la métaphore.
La littéralité signifie, à mes yeux, qu'au-delà du progrès des techniques, au-delà du développement social et historique, l'objet architectural comme événement qui a eu lieu n'est pas susceptible d'être entièrement interprété, expliqué. - Jean Baudrillard, ?Jean Nouvel