1. En rhétorique, une des figures de style (tropes) qui permet la substitution d'un terme à un autre grâce à un lien fondé sur une analogie entre deux mots ou deux concepts. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
2. Figure de style qui consiste à remplacer un mot par un autre, alors qu'entre ces mots il y a un rapport d'analogie.
Ils ne sont pas en peine d'être gouailleurs et d'employer avec la pratique un langage ambigu, la métaphore et l'hyperbole. (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
Dès l'Antiquité, les poètes ont usé de métaphores guerrières pour décrire les effets de l'amour naturel. Le dieu d'amour est un « archer » qui décoche ses « flèches mortelles ». La femme « se rend » à l'homme qui la « conquiert » [?]. (Denis de Rougemont, L'Amour et l'Occident, édition de 1946)
Nous utilisons souvent cette figure de rhétorique qui consiste à substituer la comparaison analogique sans signaler la ressemblance. La métaphore la plus scandaleuse de l'histoire du théâtre est le fameux « Vous êtes mon lion superbe et généreux » de Victor Hugo qui déclencha la bataille d'Hernani. (Jean-Claude Martin, Comment avoir le dernier mot: Développez votre sens de la repartie pour toujours répondre du tac au tac !, Leduc.s Éditions, 2011, p.118)
Ces docteurs confondent, par un grossier sophisme, un idéal qui, en tant que non changeant, peut par pure métaphore être qualifié de mort, avec les hommes, les êtres charnels [?] (Julien Benda, La Trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, éd. 1946)
Voila comment, dans la plupart des poèmes arabes que l'on va lire, les métaphores même les plus complexes ne quittent jamais le champ des réalités pour celui des abstractions. (Pierre Louÿs, La Femme dans la poésie arabe, dans Archipel, 1932)
3. [noun] Misspelling of metaphor.
4. La métaphore, du latin metaphora, lui-même issu du grec ancien ???????? / metaphorá, « transport du sens propre au sens figuré, métaphore », est une figure de style fondée sur l'analogie. Elle désigne une chose par une autre qui lui ressemble ou partage avec elle une qualité essentielle . La métaphore est différente d'une comparaison ; la comparaison affirme une similitude : « La lune ressemble à une faucille » ; tandis que la métaphore la laisse deviner, comme quand Victor Hugo écrit « cette faucille d'or dans le champ des étoiles. » Le contexte est nécessaire à la compréhension de la métaphore.
5. La métaphore, du latin metaphora, lui-même du grec ???????? ( metaphorá, au sens propre, transport ), est une figure de style fondée sur l'analogie. Elle désigne une chose par une autre qui lui ressemble ou partage avec elle une qualité essentielle . La métaphore est différente d'une comparaison ; la comparaison affirme une similitude : « La lune ressemble à une faucille » ; tandis que la métaphore la laisse deviner, comme quand Victor Hugo écrit « cette faucille d'or dans le champ des étoiles. » Le contexte est nécessaire à la compréhension de la métaphore.
6. Procédé littéraire consistant à exprimer une idée par le biais d'un terme désignant une autre notion, fondé sur une ressemblance ou analogie.
Voila comment, dans la plupart des poèmes arabes que l'on va lire, les métaphores même les plus complexes ne quittent jamais le champ des réalités pour celui des abstractions. - Pierre Louÿs, La Femme dans la poésie arabe