1. (Littérature) Récit à visée argumentative et allégorique qui prétend moraliser ou instruire et qui ne se soucie pas toujours de sa vraisemblance.
Les romans de Rabelais sont un mélange de roman et d'apologue [...]. Il faut voir d'où il part : plutôt que d'avoir ajouté de l'apologue, il en enlève à la fiction et développe la part roman.
(Charles Dantzig, Dictionnaire égoïste de la littérature française. Grasset, p.717)
Il n'en est pas même de l'apologue; bien qu'il soit aussi de nature cosmopolite, et qu'il voyage, ainsi que le conte, de pays en pays, de siècle en siècle, l'apologue n'est arrivé au moyen-âge que par l'intermédiaire des fabulistes latins. Il faut faire une exception pour l'apologue par excellence, le Roman de Renart. Celui-ci est sorti d'une donnée populaire, ?. (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
2. L'apologue est un discours narratif démonstratif et allégorique, à visée argumentative et rédigé principalement en vers dont on tire une morale pratique.
3. L'apologue est un court récit narratif démonstratif et fictif, à visée argumentative et rédigé principalement en vers dont on tire une morale pratique.
4. (Littérature) Court récit fictif, souvent de nature allégorique, destiné à illustrer ou défendre une morale ou une thèse au moyen d'une argumentation implicite.
Les romans de Rabelais sont un mélange de roman et d'apologue [...]. Il faut voir d'où il part : plutôt que d'avoir ajouté de l'apologue, il en enlève à la fiction et développe la part roman.
5. L' apologue est un genre littéraire. Il s'agit d'un court récit narratif démonstratif et fictif, à visée argumentative, dont se tire une vérité morale pratique. Il est rédigé principalement en vers. S'il a pu être considéré comme un genre de deuxième ordre, l'apologue est sans doute très ancien, bien que les premières traces écrites qui nous soient parvenues datent du VIe siècle av. J.-C. en Grèce, puis à Rome au Ier siècle, mais aussi en Inde dans les premiers siècles de notre ère, et de là, en Perse et dans les pays arabes. Jean de La Fontaine fut le maître du genre, qui après lui connut un long déclin.