1. (Rhétorique) Figure de style, emploi d'une expression dans un sens figuré.
La dissociation du corps et de l'esprit est un vieux trope. (Romain Sardou, Pardonnez nos offenses, p. 243)
Le traité des tropes.
Un trope hardi.
La métonymie, la métaphore, la synecdoque, la catachrèse, l'antonomase, l'hypallage, la syllepse sont des tropes.
2. (Musique) Développement musical, ou littéraire, de la musique liturgique médiévale.
Des tropes étaient insérés dans les chants de l'ordinaire et du propre de la messe pour expliquer le sens de chaque jour de fête. (Magazine Goldberg, Traduction Dominique Lange, 2003)
3. (Rhétorique) Utilisation d'une expression dans un sens différent de son sens original pour produire un effet stylistique.
Il y a quelque chose de l'activité du verbicruciste dans la cure, à la différence que la grille d'origine échappe à la conscience de l'analysant. L'on part en tout cas d'une grille constituée, et l'on cherche les questions qui peuvent la rendre possible. Encore ces questions se révèlent-elles énigmatiques, en ce qu'elles jouent des tropes du langage (métaphores, métonymies). - Alain Cochet, De la Lettre à l'Être : essai d'anthropologie clinique
4. (Musique) Élément additionnel inséré dans les chants liturgiques médiévaux pour expliciter ou développer le texte initial.
Des tropes étaient insérés dans les chants de l'ordiaire et du propre de la messe pour expliquer le sens de chaque jour de fête. - Magazine Goldberg, Traduction Dominique Lange
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1. Le trope, en musique est la modification du plain-chant grégorien au moyen de substitutions, d'additions ou d'interpolations de textes musicaux ou poétiques.
2. La cantillation des versets bibliques utilise des motifs musicaux traditionnels stéréotypés nommés tropes. Ces tropes sont le signe sonore d'une ordonnance grammaticale qui règle la longueur des pauses entre les mots psalmodiés. Les tropes varient selon les rites ( ashkénaze, sépharade ), selon les pays, et selon les communautés juives. Des accents graphiques notés en marge du texte massorétique de la Bible hébraïque font référence aux tropes cantillés et aux ordonnances grammaticales ( te'amim ) qu'ils signalent à l'auditeur de la lecture de la Torah.
3. Un trope ( ou tropaire ) désigne différents types d'interventions musicales dans les rites de diverses religions ou cultes.
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1. En philosophie, on appelle trope un argument utilisé par les sceptiques grecs pour mettre en évidence l'impossibilité d'atteindre une vérité, et ainsi suspendre un jugement.
2. Les tropes sont des propriétés particulières qui, en métaphysique analytique, sont considérées comme les constituants des objets du monde. Ils s'opposent directement aux universaux qui sont censés être des propriétés (ou des relations) que plusieurs choses peuvent partager, comme le rouge de ce coquelicot et le rouge de la cape de Dracula. Le terme est tiré du grec ?????? (tropos) et du latin tropus, et désigne à l'origine une manière d'être.
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1. On désigne par trope toute figure par laquelle un mot change de sens ou est détourné de son usage habituel. Les tropes sont donc le fruit d’associations mentales qui conduisent au changement de sens des mots ; ainsi, le mot « flamme » symbolise également aussi la passion amoureuse, dans une relation métaphorique. [...]
2. Un trope ( substantif masculin ), du grec ??????, trópos ( « tour » ), est une figure de style ou figure de rhétorique destinée à embellir un texte ou à le rendre plus vivant, et qui consiste à employer un mot ou une expression dans un sens détourné de son sens propre ( exemple : voiles pour « vaisseaux » ) .
3. Un trope est une figure de style ou de rhétorique qui consiste en un changement de sens, qui peut être soit interne ( au niveau de la pensée ) soit externe par substitution de signifiant ( au niveau des mots ) . Dans le premier cas et lorsqu'il n'y a qu'une seule association d'idées, on l'appelle comparaison ou périphrase ; si l'association d'idées est de nature analogique, une métaphore se produit, qui est le trope par excellence.
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