1. (Rhétorique) Figure de style, par laquelle on emploie un mot, une locution, une phrase, pour signifier le contraire.
Quand on dit « T'es beau comme Ol Hyster! » alors que la personne ne ferait jamais la couverture de Monsieur Beauté, ou « Ah c'est intelligent ! » alors qu'il ne lui viendrait jamais à l'idée de consulter un dictionnaire pour vérifier le sens des mots qu'elle emploie, cela s'appelle une antiphrase.
Il [?] était froid, impassible, d'une nature essentiellement silencieuse et répondait au nom de « Babillard », que sans doute les Indiens, ou ses compagnons eux-mêmes lui avaient donné par antiphrase.
(Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, 1858)
Les Anciens appelaient les Furies, Euménides par antiphrase, pour éviter que le nom exact ne déclenche malencontreusement sur eux leur courroux.
Dans un propos ironique, l'antiphrase porte sur tout l'énoncé.
3. Figure de rhétorique consistant à exprimer une idée par son contraire dans une intention ironique ou euphémistique.
Les Anciens appelaient les Furies les Euménides (« bienveillantes ») par antiphrase propitiatoire, pour éviter que le nom exact ne déclenche malencontreusement sur eux leur courroux.