1. (Littérature) (Rhétorique) Procédé consistant à louer par un discours donnant l'apparence du blâme.
Formellement, l'astéisme est un trope qui transcende une qualité positive qui n'a pas de limite supérieure.
(Anne Berger, Eleni Varikas, Genre et postcolonialismes : dialogues transcontinentaux, Éditions des archives contemporaines, Paris, 2011)
Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la pen?ée ne doit pas être entendue littéralement comme elle e?t énoncée, mais qui lai??e apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ?eulement plus ?en?ible & plus intére??ant par la Fiction même. De là naissent l'Hyperbole, la Litote, l'Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l'Interruption, le Dialogi?me, l'Épanortho?e, l'Épitrope, & l'Ironie ; celle-ci ?e ?oudivi?e, à raison des points de vûe ou des tons, en ?ix e?pèces ; ?avoir, la Mimè?e, le Chleua?me ou Per?ifflage, l'A?téi?me, le Charienti?me, le Dia?irme, & le Sarca?me.
(Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)
2. (Littéraire) (Rare) Variante d'astéisme.
Voiture reproche au cardinal par astéïsme de se montrer trop exigeant envers lui-même.
(Sophie Rollin, Le Style de Vincent Voiture : une esthétique galante, Institut Claude Longeon, 2006)
4. (Rhétorique) Figure de style où l'on fait l'éloge d'une personne ou d'une chose en utilisant une formulation qui semble critique.
Formellement, l'astéisme est un trope qui transcende une qualité positive qui n'a pas de limite supérieure.