1. (Médecine) Qui a rapport à la maladie.
Phénomènes morbides.
2. (Figuré) (Arts) Se dit des chairs mollement et délicatement rendues en peinture ou en sculpture.
3. (Figuré) Qui est malsain, pervers.
Mais on dérape très vite, le médecin est aussi fou que ses patients, les infirmières sont déchaînées, l'atmosphère vire au pandémonium morbide et sexué. (« Kill Me Please », une tendresse gore, dans Marianne (magazine), n° 707 du 6 novembre 2010, p. 84)
4. (En médecine) Qui concerne ou se rapporte à la maladie.
Parce qu'elle est mutilation psychologique, et s'accompagne généralement de pratiques mortificatoires, l'adhésion idéologique doit être considéeée comme un état morbide, même si elle est socialement acceptée, devenant par là psychose socialisée. - Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire
5. (Au figuré) Qualifie ce qui est insalubre ou déviant.
Enfant, j'ai vu la Salomé de Strauss deux fois, à l'Opéra. La première fois, avec la cantatrice italienne Gemma Bellincioni, qui en dégageait assez bien le côté morbide. - Michel Leiris, L'âge d'homme
6. (Rare) Qui est caractérisé par une douceur.
L'association de Niels et de Lucile ressemble à l'adjectif italien morbido qui, contrairement à ce que l'on imagine lorsqu'on ne parle pas cette langue (ce qui est mon cas), ne signifie pas morbide, mais doux. - Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit
7. (Figuré, Art) Qualifie les représentations des chairs exprimées avec une mollesse et une délicatesse en peinture ou sculpture.