1. (Arts) Ce qui présente un caractère macabre.
Dans les formes extrêmes ce goût de la dramatisation devient un goût de l'horrible, du macabre, de l'anormal, du défendu.
(Mounier, Traité caract., 1946, p. 252)
[Rollinat] devrait lâcher le macabre et écrire un livre de prose sur ce dont il cause si bien et d'une manière si spéciale.
(Goncourt, Journal, 1886, p. 575)
2. Qualifie une « danse » consistant en une suite d'images qui représentent la mort entraînant avec elle, en dansant, des personnages de toutes les conditions ? voir danse macabre.
3. (Par extension) Qui est lugubre, funèbre, sinistre.
Plaisanterie macabre.
Récit macabre.
4. (Arts) Ce qui présente un caractère macabre.
Contrairement aux flegmatiques, émotivité, inactivité, primarité, tout les pousse au mensonge : ils sont les derniers des huit types de Heymans pour la véracité ; chez aucun autre il n'y a autant d'écart entre principes, paroles et actes : peut-être est-ce pour la même raison qu'ils sont à leur tour les plus méfiants des hommes ; ils sont affectés, complimenteurs ; ils ne peuvent raconter sans embellir et dans les formes extrêmes ce goût de la dramatisation devient un goût de l'horrible, du macabre, de l'anormal, du défendu (Poë, Dostoiewski, Lautréamont).
(Emmanuel Mounier, Traité du caractère, 1946, p. 252)
[Rollinat] devrait lâcher le macabre et écrire un livre de prose sur ce dont il cause si bien et d'une manière si spéciale.
(Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 1886, p. 575)
5. Dans l'art et dans la littérature, le macabre est le caractère d'une atmosphère sombre et lugubre, étant toute imprégnée de symboles de la mort.
6. Dans l'art et dans la littérature, le macabre est le caractère d'une atmosphère sombre et lugubre, étant toute imprégnée de symboles de la mort, héritée d'une influence tardive dans l'art médiéval et la Renaissance en Europe, à l'époque touchée par la peste noire. Il prend sens de memento homo ou memento mori dans l'art chrétien, ou encore de vanité.
7. Se dit d'une représentation artistique, souvent une danse, illustrant la mort qui emporte des individus de diverses conditions sociales.
8. Qualifie ce qui est empreint d'une atmosphère lugubre, évoquant la mort ou le funeste.
9. Qui évoque la mort ou l'horreur associée à celle-ci, souvent de manière saisissante ou effrayante.
Contrairement aux flegmatiques, émotivité, inactivité, primarité, tout les pousse au mensonge : ils sont les derniers des huit types de Heymans pour la véracité ; chez aucun autre il n'y a autant d'écart entre principes, paroles et actes : peut-être est-ce pour la même raison qu'ils sont à leur tour les plus méfiants des hommes ; ils sont affectés, complimenteurs ; ils ne peuvent raconter sans embellir et dans les formes extrêmes ce goût de la dramatisation devient un goût de l'horrible, du macabre, de l'anormal, du défendu (Poë, Dostoiewski, Lautréamont).