1. Le marronnage était le nom donné à la fuite d'un esclave hors de la propriété de son maître en Amérique, aux Antilles ou dans les Mascareignes à l'époque coloniale. Le fuyard lui-même était appelé marron ou nègre marron, negmarron, voire cimarron (d'après le terme espagnol d'origine).
2. (Courant) (Vieilli) Esclave qui s'est enfui pour vivre en liberté.
II partit avec quatre esclaves, et un Nègre libre ils ne donnèrent heureusement dans aucun des pièges des Marrons qui ont l'usage de creuser des fosses profondes, dont ils couvrent adroitement la surface avec des feuilles et au fond desquelles ils plantent des pieux aiguisés, qui empalent ceux qui s'y laissent tomber, et ils parcoururent des bois et des montagnes où ils trouvèrent quelques traces des Marrons qui s'étaient enfuis
(Lettres Edifiantes et Voyages des Missionnaires Jésuites)
faire marron, s'enfuir.
3. Évadé, fugitif, déserteur, enfui en parlant d'un esclave.
Vous avez de votre esclavage une idée qui doit être la mienne mais non la vôtre, sans quoi vous n'êtes plus qu'une petite esclave marronne.
(Guillaume Apollinaire, Lettre à Madeleine Pagès, 5 août 1915)