1. (Didactique) Faire évaporer un corps, le transformer en gaz.
Mais alors, l'eau volatilisée par une chaleur ardente avait déposé tout le sel qu'elle contenait en suspension. (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
L'arsenic se volatilise aisément.
2. (Pronominal) (Figuré) (Familier) Disparaître.
Mais oui, Madame (?) Dix billets de mille, hier, volatilisés, soufflés sur la table même du patron. (Estaunié, Appel route, 1921, p. 177)
Tout le bénéfice de cette affaire s'est volatilisé.
Qu'est-il devenu ? Il s'est volatilisé tout d'un coup.
L'ambivalence et le laxisme des autorités de l'État laïque et de la nouvelle intelligentsia séculière ébranlèrent le sécularisme même. Dès l'instant [?] où l'influence européenne diminua, la laïcité déclina et son attrait se volatilisa. (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction d'Odette Guitard, 1992, p.97)
3. (Didact.) Transformer un corps en gaz par évaporation.
Mais alors, l'eau volatilisée par une chaleur ardente avait déposé tout le sel qu'elle contenait en suspension. - Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant
4. (Pronom., fig., fam.) Disparaître soudainement; s'évanouir.
Mais oui, Madame (...) Dix billets de mille, hier, volatilisés, soufflés sur la table même du patron. - Estaunié, Appel route
5. (Fig.) Faire disparaître complètement quelque chose.
L'époque du « pouvoir des médias » se termine. Ce pouvoir a non seulement été décrédibilisé, il a aussi été volatilisé par l'excès et la banalité de l'offre. - Bernard Poulet, La fin des journaux et l'avenir de l'information