1. (Histoire) Dignité de protecteur.
[?] après sa démission du protectorat, il [Cromwell] voyagea en France.
2. (Politique) Contrôle politique exercé par une grande puissance sur une contrée inféodée.
Quatre mois après, le 30 mars 1912, M. Regnault, notre ministre à Tanger, pouvait signer avec le sultan Moulay-Hafid le traité qui établissait notre protectorat.
(Wladimir d'Ormesson, La Question de Tanger, dans La Revue de Paris, 1922)
Dans les pays de protectorat, plus que partout ailleurs, il est rare que les représentants de l'État suzerain, après un séjour prolongé au milieu de la race subjuguée, ne s'affranchissent pas des scrupules de l'honnêteté vulgaire.
(Félicien Pascal, L'assassinat de Morès ; un crime d'État, Imprimerie Hardy & Bernard, Paris, 1902, p.35)
Puis, lorsque le protectorat français eut été définitivement établi à Taïti et dans ses dépendances, les chefs des îles Paumotu s'adressèrent à M. le gouverneur Bonard, pour le prier de vouloir bien changer le nom donné aux îles par les Taïtiens.
(G. Cuzent, Archipel des Pomotu, Bulletin de la Société académique de Brest, deuxième série, tome IX, Brest, 1883)
5. (Politique) Système par lequel un État dominant exerce une souveraineté de fait sur un territoire moins puissant, sans annexion formelle.
Dans les pays de protectorat, plus que partout ailleurs, il est rare que les représentants de l'État suzerain, après un séjour prolongé au milieu de la race subjuguée, ne s'affranchissent pas des scrupules de l'honnêteté vulgaire.