Tranchée que le soc, le coutre de la charrue ouvre dans la terre qu'on laboure.
(Poétique) Trop de sang a inondé, abreuvé nos sillons, nos champs, nos campagnes.
Faire son sillon, tracer son sillon, faire l'ouvrage qu'on est tenu de faire, qu'on s'est imposé l'obligation de faire chaque jour.
Ce soc est fort petit, et le coutre qui ne fait qu'écorcher la terre, pour ainsi dire ; à mesure que les sillons sont tirés, les laboureurs rompent les mottes avec de grosses maillottes de bois. (Jean Chardin, Voyages du chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l'Orient, 1686, édition conférée par Louis Mathieu Langlès, Paris, Le Normant, 1811, p.101)