1. Conjoint d'un dieu, ou forme de sexe opposé que peut prendre celui-ci dans ses diverses manifestations.
Ce qui était remarquable encore dans le système religieux égyptien était le fait que chaque divinité mâle avait son principe féminin (appelé aussi « parèdre »), et réciproquement. Par exemple, Jehuti (« Thot »), dieu de l'Écriture et du savoir, avait pour parèdre la déesse Sechat, qui fixa la forme définitive de cette écriture. « Osiris », qui était aussi dieu du Blé, avait comme parèdre son épouse « Isis », déesse de l'Agriculture. (Doué Gnonséa, Cours de culture générale africaine, Menaibuc, 1996, p. 63)
Dans l'iconographie, la parèdre de Vichnou ou de Shiva est une figure de taille réduite que l'époux divin dépasse d'une tête au moins.
2. Forme féminine que peut prendre un dieu.
Les grands dieux de l'hindouisme, Vishnou et Shiva, ont plusieurs formes masculines et plusieurs formes féminines (on appelle ces dernières des « parèdres »). Ainsi, Kali, parèdre de Shiva, est une déesse « noire », destructrice, tandis qu'un autre parèdre de Shiva, Parvati, est une déesse bienveillante.
(Laure Mistral, Et Dieu créa les femmes, éditions Palette..., Paris, 2004, p. 24.)
3. Auxiliaire, secondaire en parlant des divinités.
Mout, déesse parèdre du dieu Amon, est représentée coiffée de la tête et des plumes d'un vautour surmontées du pschent.
4. En Grèce, fonctionnaire municipal ; magistrat adjoint à un juge.
5. (Religion) Se dit d'une divinité occupant une position auxiliaire ou secondaire.
6. (Religion) Divinité associée à une autre, généralement de sexe opposé, ou incarnation divine dans le genre opposé.
Ce qui était remarquable encore dans le système religieux égyptien était le fait que chaque divinité mâle avait son principe féminin (appelé aussi « parèdre »), et réciproquement. Par exemple, Jehuti (« Thot »), dieu de l'Écriture et du savoir, avait pour parèdre la déesse Sechat, qui fixa la forme définitive de cette écriture. « Osiris », qui était aussi dieu du Blé, avait comme parèdre son épouse « Isis », déesse de l'Agriculture.
7. (Antiquité) En Grèce antique et en Grèce moderne respectivement : Magistrat assistant un juge appelé "proèdre"; Fonctionnaire municipal ou maire adjoint.
8. Parèdre ( du grec ancien : ???????? ( páredros ) ) est un nom ou adjectif signifiant littéralement « assis près », « qui est assis à côté de ». Il s'emploie pour qualifier une divinité souvent inférieure en prérogative, habituellement associée dans le culte à un dieu ou une déesse plus influent. Cependant, l'usage général tend à appeler parèdre le ou la consort d'une divinité, qui peut lui être égale ou complémentaire.