1. (Marine) (Vieilli) Portion déterminée d'un câble qui doit filer librement avec l'ancre sur laquelle il est étalingué, et qu'on élonge sur le pont en direction des écubiers, quand on se prépare à mouiller.
Les deux ancres de bossoir furent bientôt prêtes à être mouillées, les bittures des câbles furent prises et ensuite les travailleurs regardèrent autour d'eux.
(James Fenimore Cooper, traduction de Defauconpret, Le Lac Ontario, Jouvet et Cie, Garnier frères, 1870, p. 252)
Le tour de bitte doit être pris à l'avance en dedans et sur l'avant de la bitture préparée, sauf à filer plus de câble dehors si le cas l'exige, sans décapeler le tour de bitte.
(Jean-Baptiste Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine avec huit planches, 1831, p. 80)
2. (Marine) (Vieilli) Segment spécifique d'un câble destiné à être libéré avec l'ancre à laquelle il est attaché, disposé sur le pont en direction des écubiers avant de jeter l'ancre.
Le tour de bitte doit être pris à l'avance en dedans et sur l'avant de la bitture préparée, sauf à filer plus de câble dehors si le cas l'exige, sans décapeler le tour de bitte.
3. (Familier) (Vieilli) Synonyme littéraire et vieilli pour désigner un état d'ivresse.
N'aspirons-nous le grand air que pour l'ineffable joie d'engloutir impunément du piqueton jusqu'au gobichonnage majeur, jusqu'à prendre une bitture ?