1. (Par extension) Dont le caractère est très ferme, dont les résolutions ne changent pas.
Il est immuable dans ses volontés.
2. Qui n'est pas sujet à changer, en parlant des choses éternelles.
La prière, c'est [?] une sorte de tapage doublé de flagornerie. Ainsi en jugent [?] les rationalistes qui affirment que rien n'est aussi absurde que de s'adresser à un Dieu immuable pour lui demander de bouleverser les lois de son univers en notre faveur.
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 248)
3. Qu'on suppose à l'abri du changement.
Par avance, il sait ce qu'il trouvera d'imparfait, de médiocre, de mal, d'immuable, en dépit des conseils, des admonestations ou reproches qu'il prodigue et ressasse à chaque inspection.
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
[?] le progrès est un perpétuel devenir, nulle méthode ne saurait être considérée comme immuable, tout est en mouvement, tout est continuellement améliorable, tout ce qui existe aujourd'hui sera demain mieux encore?
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
4. Considéré comme à l'épreuve du temps et de l'évolution.
[...] le progrès est un perpétuel devenir, nulle méthode ne saurait être considérée comme immuable, tout est en mouvement, tout est continuellement améliorable, tout ce qui existe aujourd'hui sera demain mieux encore...
5. Qui ne subit aucun changement, se dit des entités considérées éternelles.
Mais il vint une nuit frapper le grand écueilDans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,Et le naufrage horrible inclina sa carèneAux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.