1. (Vieilli) Faire sortir quelqu'un d'un pays pour qu'il en habite un autre.
Courroye étant actuellement avocat général à la cour d'appel de Paris, le dossier des «fadettes» du «Monde» a été dépaysé à Lille en mars.
([http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2014/05/14/pierre-haski-mis-en-examen_1017438 liberation.fr], 2014)
Cette famille s'est dépaysée.
Il l'avait dépaysée, espérant lui faire oublier ses chagrins.
C'est un jeune homme qui se perd où il est : il faudrait le dépayser.
2. (Par extension) Dérouter, désorienter quelqu'un de façon qu'il ne sache plus où il est.
Être dépaysé dans un sujet, dans certaines matières où l'on est incompétent.
(Figuré) Se trouver dépaysé dans une société, Y rencontrer un grand nombre de visages nouveaux, de personnes que l'on ne connaît pas ; ne pas s'y trouver à sa place.
Le pauvre homme était si complètement dépaysé, qu'il lui eût été impossible de retrouver son chemin.
Par bonheur, j'avais lu les comptes rendus de M. l'ingénieur Boulangier, relatifs à l'oeuvre prodigieuse du général Annenkof. Aussi ne serai-je pas trop dépaysé pendant le parcours du railway entre Ouzoun-Ada et Samarkande.
(Jules Verne, Claudius Bombarnac, Claudius_Bombarnac/5, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
3. (Vieilli) Transférer une personne d'un pays à un autre pour y résider.
C'est un jeune homme qui se perd où il est : il faudrait le dépayser.
4. Provoquer chez quelqu'un un sentiment de désorientation ou de perte de repères, spécialement dans un nouvel environnement.
Par bonheur, j'avais lu les comptes rendus de M. l'ingénieur Boulangier, relatifs à l'oeuvre prodigieuse du général Annenkof. Aussi ne serai-je pas trop dépaysé pendant le parcours du railway entre Ouzoun-Ada et Samarkande.
5. (Droit) Transférer une affaire judiciaire à une juridiction différente de celle initialement prévue.